(Point de Vue : Maïra) Il était deux heures du matin quand la lourde porte biométrique du sous-sol de la clinique de Laval s'ouvrit dans un sifflement pneumatique. Je n'avais pas pris le temps de me changer. Je portais encore ma robe de soirée noire, fendue sur la cuisse, mes talons aiguilles claquant sur le carrelage stérile. Silas referma la porte derrière nous, se postant en silence dans l'ombre. Sur le lit d'acier, Kaiden était réveillé. La fièvre faisait briller ses pupilles dilatées. Sa blessure à l'abdomen irradiait à travers le fin drap blanc. À sa droite, le médecin clandestin que j'avais grassement payé surveillait la perfusion intraveineuse qui lui distillait un puissant cocktail de morphine de synthèse. Je m'approchai du moniteur. — Coupez l'analgésique, ordonnai-je au méd


