(Point de Vue : Maïra) Les rafales d'armes automatiques crépitaient à l'extérieur, étouffées par l'épaisseur des rondins de cèdre. La guerre de Silas faisait rage à moins de cent mètres, mais dans le salon de la cabane, le silence n'était troublé que par le crépitement du feu de cheminée. Je retirai ma main de mon arme. Je marchai lentement vers le vieux canapé en cuir craquelé, face à son fauteuil. J'y pris place. Je croisai mes jambes, le dos parfaitement droit, et je posai mes mains sur mes genoux. Je ne cillai pas. Kaiden m'observa faire. Ses yeux noirs, brillants de fièvre et de douleur, trahirent une fraction de seconde de surprise. Il s'attendait à ce que je pointe mon canon sur son front. Il s'attendait à de la rage. Il n'obtenait que du marbre. Kaiden : Tu as grandi, Bonnie,


