Claire frémit de douleur et de honte. Sa souffrance fut décuplée par cette imprudente intervention du duc. À ce moment précis, comme si leur destinée se décidait enfin, les yeux de Philippe rencontrèrent ceux de Claire. La jeune femme, dans ceux de son mari, vit si nettement la contrainte et la lassitude, qu’elle fut comme entraînée par une force irrésistible. Elle fit trois pas, et, touchant légèrement le bras d’Athénaïs qui répétait : Nous ouvrons le bal ensemble, n’est-ce pas ? – Pardon, si je contrarie tes projets, dit Claire froidement. Mais je voudrais causer un seul instant avec toi. – Causer ? fit la duchesse avec une surprise mêlée d’ennui. Comme cela, tout de suite ? – Tout de suite, appuya madame Derblay. – C’est donc urgent ? – Tout à fait urgent. Athénaïs dévisagea son e


