XIIILe duc n’était pas venu de son plein gré s’installer à la Varenne. Il ne pouvait supporter la campagne. Parisien dans l’âme, les platanes des boulevards et les marronniers des Champs-Élysées lui semblaient une verdure très suffisante. Son cercle, où il passait ses après-midi et la plupart de ses soirées, formait le fond de sa vie. Il n’était en aucune façon contemplatif et détestait la lecture. Lorsque son beau-père le conduisit avec orgueil dans la serre de la Varenne et lui montra une superbe collection d’orchidées, que son jardinier, un homme auquel Moulinet parlait avec déférence, avait commencée à grands frais, le duc jeta un regard distrait sur les pots symétriquement rangés, murmura un : « Très joli », indifférent. Puis, du bout des doigts, détachant de sa tige une fleur mervei


