En effet, La Brède et du Tremblays, ces deux inséparables qui, assez ternes pris l’un sans l’autre, étaient surprenants une fois en groupe, leurs deux nullités se faisant valoir, de même que deux négations valent une affirmation, étaient arrivés avec un cotillon, un lawn-tennis et un polo dans leurs bagages. Et comme si le diable de Paris était sorti de leurs valises, à peine avaient-ils mis le pied à la Varenne, que la vie y était devenue enragée. Besançon trouva un orchestre de dix musiciens à fournir à la duchesse, car on dansa tous les samedis au château. La jeunesse jurassienne apprit avec stupeur que madame de Bligny avait l’intention de divertir tout le pays. De tous les châteaux environnants, les berlines, les briskas, les chars à bancs, toute une carrosserie bizarre, dont certains


