XILord Stanville quitta le lendemain Breenwich pour passer quelques jours à Londres, où l’appelaient ses affaires. Lilian avait envisagé, avec quelque inquiétude, la perspective de se voir seule aux repas avec lady Laurence et Carrie. Mais Hugh, décidément, pensait à tout. Avant son départ, il lui dit, en présence de sa mère : – Prenez donc un peu de congé pendant mon absence, Lilian ; allez, par exemple, déjeuner et dîner chez Mrs. O’Feilgen, tous les jours. En payant votre écot, il n’y aura pas là d’indiscrétion, puisque vous êtes intimes. Lilian ne demandait pas mieux – et la bonne Mrs. O’Feilgen non plus... Entre ces moments où elle se retrouvait ainsi près de ses amies, elle continua de se rendre ponctuellement au bureau, d’y faire avec soin le travail accoutumé. Car elle ne voulait


