Chapitre 3 * 1 * Isidore Marlin se méfiait. Il eut l’idée de poser des pièges... Ses dispositifs n’étaient pas des moyens militaires. Ils étaient beaucoup plus subtils. À l’ambassade, il employa des cheveux. Avant de quitter son poste, il les plaça à des endroits stratégiques, en équilibre sur une rainure de tiroirs, coincés entre deux pochettes, et à l’intérieur de son casier. La femme de ménage n’accédait jamais à ces endroits, et personne n’était habilité à consulter ses dossiers. Le lendemain matin, il verrait bien… Il ne fut pas déçu ! Pas un cheveu n’était resté à sa place. Aucun doute n’était permis. Quelqu’un avait fouillé ses affaires ! Examen attentif de la case à courrier. À dessein, il avait laissé traîner çà et là, un stylo ou une feuille, et il avait noté leur disposition


