Du reste, de quelle haine, parfois, ne regorge pas le langage de ceux qui condamnent certain bellicisme ? Il reste alors en scène la barbarie d’un jeune homme. La barbarie, en lui, que même son amour n’a pas bridée. Tiens ! La haine, l’amour… Puisqu’on est là – aux déclarations –, autant désormais nommer les choses, et les personnes par leur nom… J’aurais préféré m’en abstenir mais cela va devenir intenable. Marie, donc. Il est un nom de femme que je n’aimais pas, enfant. Que je n’aimais pas, autrefois. Et auquel je me suis attaché, avec le temps. Je ne me voyais pas dire : « Je vous salue, Marie ! » Mais bien, depuis quelques jours : « Marie, je vous aime. » Il y a des chagrins qu’on ne peut exprimer que sous la forme d’une déclaration d’amour. Il me semble que si j’avais à refaire


