Schwarzie est parmi nous Jean-Marie Piemme On frappe, j’ouvre, Schwarzie se tenait derrière la porte, il s’était accroché au dos un bout de ciel lumineux comme on en trouve rarement ici, que faites-vous là, que voulez-vous, Schwarzie ne semble pas m’entendre. Je relance ma question, le coin de ciel bleu me la renvoie, mon propos s’écrase à mes pieds sans que Schwarzie n’ait fait le moindre effort pour paraître humain, pour dire quelque chose d’humain, un simple bonjour Monsieur, je suis Arnold Schwarzie, par exemple. Même si – reconnaissons-le – cette présentation était superflue (je suis parfaitement capable de reconnaître Schwarzie quand je le vois), une pareille entrée en matière m’aurait rassuré, je ne suis pas inquiet, la soirée était formidable, Dominique vient d’appeler pour me le


