42Machin le braquait d’un air décidé. Elle ne le laisserait pas s’échapper, c’était évident. Mais le Cramé s’en foutait. Il avait les yeux rouges et la gorge serrée, pensant à Isa. Elle l’avait bien eu. Il préféra passer à autre chose, la soirée était loin d’être finie. Derrière lui, à travers la vitre de la porte d’entrée, des gyrophares se mirent à balayer les murs du couloir. Ils entendirent des portes claquer, le cliquetis des armes, des ordres. Gosta était coincé. Machin devant lui avec un flingue, et la brigade à Fabiani dans la rue devant la maison. La fliquette lui adressa un sourire triste. — Je crois que la fête est finie. — Dommage, fit le Cramé en lui rendant son sourire. J’aurais voulu te connaître un peu mieux — Ben, c’est simple, j’aime la peinture moderne, la musique u


