28Sous le ciel menaçant où flottaient des nuages noirs comme des éponges ayant lavé le sol des chiottes d’une station d’autoroute après un quinze août, s’étalait un immense bac à sable de la taille d’une piscine Olympique. Cet espace ludique probablement mis en place par un architecte misanthrope des années soixante-dix, faisait la fierté de la cité Prévert. Ainsi, les gosses avaient de quoi s’occuper… pendant les vacances scolaires. Des dizaines d’entre eux couraient et hurlaient dans l’immense litière grisâtre. Sur le béton, le sable ! Les jambes moulées dans des jeans Temps des Cerises dernier cri, pendant le long du petit muret ceinturant le bac de jeu, quatre jeunes filles d’une vingtaine d’années s’emmerdaient sans chercher plus loin ; fin d’après-midi à la cité. Grandes sœurs bra


