Ses yeux secs grand ouverts dans l’obscurité, elle sent la panique s’emparer d’elle, une panique comme elle ne se souvient guère en avoir connu. Elle est perdue au fond d’une forêt, d’un trou, sans la moindre lumière, sans repère. Ni dans le temps, ni dans l’espace. Combien de minutes – ou d’heures – a-t-elle dormi ? Ne lui faut-il pas se lever pour prendre un petit déjeuner avant que se déroule le programme de la journée ? A la fin du repas, le guide a bien précisé que les gens de la réception sonneront dans toutes les chambres du groupe à l’heure dite mais elle sait par expérience que, parfois, ils en oublient une. N’y tenant plus, elle finit par rallumer, par se lever. Un blue-jean de toile enfilé par-dessus le tee-shirt qu’elle a mis pour la nuit, elle quitte la pièce, hésite une sec


