– Peut-être que nous n’avons jamais vraiment vécu ensemble. J’habitais chez toi, à côté de toi mais on ne peut pas dire que nous vivions ensemble, l’un pour l’autre, l’un avec l’autre. – Tu n’as jamais dit que tu étais malheureuse ? – Je n’étais pas malheureuse. C’est juste que, peu à peu, je n’étais plus rien pour personne. Bénédicte s’arrête. Elle a failli ajouter : Avec l’impression que tu occupais tout l’espace avec tes désirs, tes insatisfactions, que tu avais toujours besoin de l’air que je respirais. Mais une fois encore, comment dire ça à un homme et, qui plus est, à un homme qui a de la fièvre dans une chambre d’hôpital. – Qu’est-ce que tu veux faire ? – Partir... – Et moi ? Qu’est ce que je deviens ? Là, elle le retrouve. – Tu peux vivre sans moi... Nous partageons peu d


