I

178 Mots

ILe jour où le chemin de fer dont les rails s’arrêtent encore sur la route du Haut-Plateau atteindra la capitale de l’Éthiopie, ces fêtes de Pâques auxquelles l’Empereur venait de me convier, attireront sans doute à Addis-Ababâ les grands ennuyés du Monde, cette élite de dilettantes qui, sans fin, promènent autour du globe terrestre leur curiosité rassasiée. Et vraiment, pour nous autres, gens de culture méditerranéenne, ces pompes éthiopiennes ont une grandeur que les galas de l’Inde n’éclipsent pas. À une profusion des richesses qui rappelle les folies de la jungle, cette Pâques de Ménélik oppose les harmonies de l’ordre que la Grèce légua à Byzance, et cette émotion de religiosité un peu menaçante que le Temple impose partout où il survit. L’on touche ici la mystérieuse soudure par la

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER