VIII

306 Mots

VIIICependant, les danses et les chants étaient terminés. L’armée des lévites avait été rejetée dans la profondeur de la nef. Un mouvement d’ensemble groupait tous les dignitaires sur un seul rang. Ce qui s’alignait devant nous, à cette minute, ce qui, d’un reflet d’arc-en-ciel, barrait la largeur de la vaste halle, c’était, entre les dais tremblants, sous la surcharge des franges métalliques, la floraison imprévue de parasols en soie vert pré, d’en-tout-cas aux reflets aquatiques des satins de Chine. Il y avait là des ombrelles de pourpre, pareilles à cette fleur éthiopienne, un peu héraldique, dont je ne sais pas le nom, qui pousse à la frontière du soleil et de l’ombre au bord des gorges de torrents. Il y avait des parasols, multicolores comme des toupies-caméléons, juxtaposant les lés

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