IX

136 Mots

IXL’empereur venait de descendre de son lit de parade. L’Aboun s’était porté à sa rencontre. On les entourait de voiles : Ménélik allait b****r la croix que lui présentait son prêtre. C’était la fin. Modestement assis sur la dernière marche du Trône, comme un chrétien qui vient d’accomplir l’acte d’humilité et qui se range parmi ses frères, maintenant le Roi des Rois avançait la main pour recevoir le Jonc de la Miséricorde. Ce fut dans cette posture qu’il accueillit les vœux des ministres, de ses invités, de ses fonctionnaires, tandis que le flot des prêtres s’écoulait avec un parfait silence, et que, seuls, dans les hauteurs de l’Adérache, les échos de la salle immense, ébranlés par tant de chants, se renvoyaient encore les dernières vibrations de la prophétie de Raguel : « Son Royaum

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