XXINorbert ne revit Clergeac que près d’un an plus tard, en avril 1915. Il avait une permission de quelques jours, qu’il vint passer près de sa fiancée. Parti sergent dans les premiers jours de 1914, il était aujourd’hui lieutenant, proposé pour la Légion d’Honneur, à la suite d’actes de bravoure et d’héroïque sang-froid qu’avaient soulignés les notes très élogieuses de ses chefs. Blessé à la bataille de la Marne il avait refusé de quitter sa compagnie, et c’était fait soigner sur place. Depuis lors il était demeuré constamment à l’avant, toujours prêt pour les postes périlleux, insufflant à ses soldats sa calme et indomptable bravoure, leur témoignant une affectueuse sollicitude, et se reposant des misères, des privations, des souffrances morales et physiques dans un confiant cœur à cœur


