XXIIIAinsi que l’avait prévu Licette, un retour de fièvre se manifesta chez Norbert ce jour-là et les suivants. Il n’en était pas encore remis, quand il reçut la visite de M. Bruno Laurentie. Le notaire, ayant une affaire à traiter avec un confrère parisien, avait saisi cette occasion de venir voir son jeune parent. – Bénédicte aurait bien voulu m’accompagner, expliqua-t-il à Norbert. Mais la chère petite est très languissante, très souffrante depuis quelque temps, et je n’aurais pas voulu lui faire supporter la fatigue d’un tel voyage. – Qu’a-t-elle donc, ma petite Bénédicte ? – Une grande faiblesse, qui nous inquiète vraiment. Elle dit ne pas souffrir, et s’efforce de rester vraie. Mais nous voyons bien qu’elle n’est plus la même... Et cela date de notre séjour à Toulouse. – Ne s’est


