XVIIAu cours de cet hiver-là, Norbert correspondit fréquemment avec ses cousins de Clergeac. Le plus souvent, c’était M. Bruno Laurentie qui lui écrivait. Mais parfois arrivait une lettre dictée par le vieil archiprêtre, écrite par Bénédicte, et au bas de laquelle, presque toujours, la jeune fille ajoutait quelques mots : l’assurance d’une prière, une pensée mystique, le rappel de quelques paroles échangées avec lui, d’une impression ressentie par eux, l’été précédant, au cours de leurs promenades, devant un paysage, une ruine, un reste intéressant du passé. Tous trois, à leur manière délicate, avaient manifesté la très grande joie que leur causait cette conversion. Maintenant, dans leur correspondance, ils lui parlaient comme à l’un des leurs sur le plan spirituel, sachant qu’il était d


