La nuit était tombée comme un voile noir sur la ville. Les rues étaient silencieuses, mais l’air vibrait d’une tension électrique. Les étoiles semblaient s’être cachées, comme si elles avaient peur de voir ce qui allait se passer.
Martine et Karma étaient dans une pièce sombre, entourés de leurs alliés. Luc, Aïsha, Romain, Sophie… tous étaient là, prêts. Leurs visages étaient graves, déterminés. Ils savaient que cette nuit serait la dernière.
Martine avait une arme dans la main, mais ce n’était pas seulement une arme physique. Elle avait aussi la vérité. Une vérité qui pouvait détruire le réseau.
Karma la regarda.
— Tu es prête ? demanda-t-il.
— Oui, répondit Martine.
— Même si on ne revient pas ?
— Même si on ne revient pas, dit-elle.
Karma posa sa main sur sa joue, comme pour se rappeler qu’il était vivant.
Alors on y va.
Ils sortirent.
La bataille finale
Le lieu de la confrontation était un ancien bâtiment abandonné, en périphérie de la ville. Un endroit que le réseau utilisait comme centre de communication. Un lieu où ils stockaient leurs fichiers, leurs dossiers, leurs preuves.
Luc avait réussi à trouver l’emplacement grâce à une faille dans leur système. Il avait aussi préparé une attaque informatique, un virus qui allait détruire leurs données et les rendre aveugles.
Aïsha avait préparé un plan d’assaut. Ils allaient entrer par trois points différents. Ils allaient frapper vite, puis disparaître.
Romain, lui, était chargé de diffuser la vérité. Il avait préparé un message, un dossier, un témoignage. Il allait le transmettre en direct aux médias.
Sophie avait une mission spéciale : trouver le chef du réseau. Elle savait où il se cachait.
Martine et Karma avaient une mission simple mais dangereuse : atteindre le centre de contrôle et récupérer la preuve ultime, le document qui prouvait tout.
Ils entrèrent.
Des sirènes se mirent à hurler au loin, comme si la ville elle-même pleurait.
Ils avancèrent dans les couloirs sombres. Le silence était brisé seulement par le bruit de leurs pas et le souffle de leurs respirations.
Soudain, une porte s’ouvrit.
Des hommes armés apparurent.
— Arrêtez-vous ! cria un homme.
Mais Aïsha était déjà en mouvement. Elle abattit un adversaire, puis un autre. L’équipe se dispersa, se battit, esquiva. La bataille avait commencé.
Martine et Karma coururent.
Ils arrivèrent devant une porte blindée.
C’est ici, murmura Karma.
Oui, dit Martine.
Karma utilisa un dispositif que Luc lui avait donné. La porte s’ouvrit.
Ils entrèrent.
Le centre de contrôle était une pièce immense, remplie d’écrans, de câbles, de machines. Au centre, un homme était assis, calme. Il portait un costume noir, ses yeux étaient froids.
Martine sentit son cœur se serrer.
Toi… murmura-t-elle.
Oui, dit l’homme.
Tu es le chef du réseau.
Et toi, tu es la femme qui a ruiné mes plans, dit-il.
Martine se figea.
Pourquoi ? demanda-t-elle.
Parce que tu es la seule personne qui a toujours voulu être juste, dit-il.
Et alors ?
Alors tu devais être détruite.
Karma serra les poings.
Tu vas payer, dit-il.
Peut-être, dit l’homme.
Mais tu ne peux pas gagner.
Nous verrons.
Le chef du réseau se leva.
Tu crois que tu peux me tuer ? dit-il.
Non, répondit Martine.
Alors pourquoi es-tu ici ?
Pour détruire ton empire, dit Martine.
Et comment ?
Avec la vérité.
Romain, à l’extérieur, avait commencé la diffusion. Son message passait en direct sur les réseaux. Il montrait les preuves, les documents, les noms. Il dénonçait la corruption. Il révélait le réseau.
La ville entière commençait à réagir.
Le chef du réseau hurla.
Coupez cette transmission !
Impossible, dit Luc, qui était connecté à leurs systèmes.
Le chef se précipita vers un terminal. Il tenta de détruire les données.
Mais Luc avait déjà lancé le virus.
Les écrans commencèrent à clignoter. Les systèmes se mirent à s’éteindre. Les fichiers se détruisirent. Le réseau devenait aveugle.
Martine et Karma virent la victoire se dessiner.
Mais le chef du réseau ne voulait pas mourir seul.
Il tira une arme.
Martine se jeta devant Karma.
Une balle la frappa.
Karma hurla.
Martine ! cria-t-il.
Martine tomba au sol.
Karma se précipita vers elle.
Non, non, non, dit-il, la voix brisée.
Martine, malgré la douleur, regarda Karma.
Écoute-moi, dit-elle.
Non, ne parle pas, répondit-il.
Écoute… tu dois finir. Tu dois… détruire tout ça, dit-elle.
Karma serra les dents.
Je ne peux pas sans toi, dit-il.
Si, dit Martine.
Je t’aime, murmura-t-elle.
Moi aussi, répondit Karma, les larmes coulant.
Martine ferma les yeux.
Karma sentit son cœur se briser.
Il se releva.
Il se tourna vers le chef du réseau.
Tu as tué la seule personne qui m’a rendu humain, dit-il.
Et maintenant ? demanda le chef.
Maintenant, tu meurs.
Karma se jeta sur lui. Ils se battirent. Le chef était fort, mais Karma était animé par la rage, la douleur, l’amour perdu.
Finalement, Karma réussit à le maîtriser.
Il l’assomma.
Le chef du réseau s’effondra.
Karma tomba à genoux.
Luc entra dans la pièce, suivi de Sophie.
Il est mort, dit Luc.
Oui, dit Karma.
Martine… ? demanda Sophie.
Karma secoua la tête.
Elle est partie, dit-il.
Non, murmura Luc.
Elle est partie, dit Karma.
Elle est morte ?
Oui.
Sophie posa une main sur l’épaule de Karma.
Elle n’a pas souffert longtemps, dit-elle.
Je l’ai aimée, dit Karma.
Je sais, dit Sophie.
Luc regarda Karma.
La vérité est sortie, dit-il.
Oui, dit Karma.
Le réseau est détruit, dit Luc.
Oui, dit Karma.
Alors pourquoi tu pleures ?
Parce que j’ai perdu ma vie, dit Karma.
Non, dit Sophie.
Tu as perdu quelqu’un de plus précieux que ta vie.
Oui.
Romain arriva.
La diffusion est terminée, dit-il.
Et ? demanda Karma.
Les autorités vont agir. Le monde est au courant. Le réseau est fini.
Karma se leva.
Il regarda la pièce.
Les écrans étaient noirs. Les machines étaient mortes.
Le silence était immense.
Il pensa à Martine.
Il pensa à leur amour.
Il pensa à leur combat.
Et il comprit une chose :
Même si Martine était partie, elle avait gagné.
Parce que le réseau était détruit.
Parce que la vérité était sortie.
Parce que le monde savait.
Karma sortit du bâtiment. Il marcha dans la nuit.
La ville semblait différente. Comme si elle respirait enfin.
Il leva les yeux vers le ciel.
Martine, murmura-t-il.
Je t’ai trouvé… et je t’ai perdu, dit-il.
Mais je n’oublierai jamais, dit-il.
Il continua à marcher, seul.
Mais dans son cœur, Martine vivait toujours.
Et le monde, grâce à eux, était libre.