3.

388 Mots

3.L’accusation du chevalier, rapportée par le capitaine, avait fait grande rumeur à Grenoble et dans toute la province. Le marquis n’était aimé nulle part, on ne lui pardonnait pas sa qualité d’étranger, encore moins son rôle de spoliateur. Les événements qui s’étaient accomplis au Virol, sa haine pour les Faucons, sa lâcheté après l’incendie du château, avaient transpiré partout. Le peuple demandait sa tête d’avance, et la cour martiale s’assembla avec la certitude d’avoir à le condamner. Le chevalier et le jeune Faucon avaient été cités à la barre du tribunal suprême pour être entendus. Le jeune Faucon parla le premier : — Je n’ai jamais su, dit-il, que M. de la Saulcière ait eu l’intention de livrer une place forte du roi. La stupéfaction fut générale. — Et vous ? demanda le prési

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