4.Quelques jours après les événements que nous venons de raconter, le comte d’Ebberstein-Bourg était assis au coin de son feu, dans son château des bords du Rhin, lequel château se nommait Schloss-Vigroff, c’est-à-dire le Château du Vicomte. La journée avait été pluvieuse, la soirée était froide, le feu pétillait avec tristesse, et le comte, en considérant les jets de flamme bleue qui s’échappaient des bûches enflammées, se sentait atteint de cette mélancolie nuageuse qui est le spleen des Allemands. Après une heure de rêverie, passée à tourmenter les tisons avec des pincettes qui s’étaient rougies à ce jeu, le comte étira les bras, se prit à bâiller, et sonna enfin son intendant : — Maître Hermann, lui dit-il, je m’ennuie. — Votre Excellence est bien heureuse d’en avoir le temps. — Fa


