Lundi 22 avril 2013. Campagne de Plouézoc’h.Ce lundi-là, vers cinq heures du matin, dans la campagne de Plouézoc’h, au bord du chemin vicinal qui mène au village de Kerbuzug, un homme vêtu d’une veste et d’un pantalon de treillis enfoncé dans des bottes de caoutchouc vert, avait dissimulé sa voiture, une petite AX grise, un très ancien modèle, dans une entrée de champ, était passé sous une clôture en mettant le genou à terre et accrochant au passage le col de sa veste à un fil barbelé, avait longé le talus à l’intérieur d’un champ de choux. La première lumière du matin était douce et chaude et un petit brouillard s’attardait au-dessus des rangs mouillés par la rosée du matin et, à l’est, les nuages se teintaient de traînées roses et de filaments orange. L’air était humide et frais, sentait


