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Mon Nouveau Jouet (Tome 3)

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Blurb

Un an a passé depuis que la Reine Noire a fait plier Montréal sous sa volonté de fer. La guerre contre le Cartel n'est plus qu'un souvenir lointain, l'explosion de Griffintown une cicatrice que Maïra Leduc a pansée avec des milliards de dollars. Désormais, elle règne sans partage sur un empire qui s'étend du port de Montréal aux plus hautes sphères du gouvernement.

Mais dans les fondations de son palais, dans le noir absolu d'un sous-sol médicalisé, le Diable patiente. Kaiden St-James est enchaîné, un secret d'État que seuls Maïra et son garde du corps Silas partagent. Il n'est plus un homme, il est une ressource, un fantôme utile que Maïra consulte quand l'ombre d'une menace se profile.

Mais quand une nouvelle figure surgit du passé oublié d'Henri Leduc, une demi-sœur illégitime au sang aussi noir que le sien, Maïra réalise que le trône qu'elle a conquis est bâti sur des mensonges. Pour défendre son empire, elle devra faire un choix déchirant : faire confiance à Silas, son bouclier, ou lâcher à nouveau le Diable pour qu'il m******e sa propre famille.

La guerre est finie. Que la trahison commence.

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Chapitre 1 : Le Vertige des Rois
(Point de Vue : Maïra) On dit que le pouvoir isole. C'est un mensonge inventé par ceux qui n'ont jamais eu le courage de le prendre. Le pouvoir n'isole pas ; il élève. Il vous place à une altitude où l'oxygène se fait rare, où les visages de ceux qui rampent en bas ne sont plus que des pixels flous. J'étais debout devant l'immense baie vitrée de mon bureau, au soixante-dixième étage de la toute nouvelle Tour Leduc. Le verre blindé, froid contre mon front, m'offrait Montréal sur un plateau d'argent. Il était vingt-et-une heures. Exactement un an, jour pour jour, après que le Cartel mexicain ait réduit la première fondation de cette tour en cendres. Aujourd'hui, l'édifice perçait les nuages, arrogant, indestructible, financé par les cadavres de mes ennemis et le silence de la justice. Je lissai le tissu de mon tailleur blanc immaculé. À vingt-et-un ans, la plupart des filles de mon âge terminaient leurs études universitaires ou noyaient leurs angoisses dans les bars de la Rue Crescent. Moi, je venais de clôturer l'année fiscale la plus rentable de l'histoire de la province. Leduc Immobilier n'était plus une simple entreprise. C'était un monopole. J'avais absorbé les restes de St-James Holdings, écrasé les syndicats rebelles du port, et acheté la loyauté de la moitié de l'Assemblée nationale. Le reflet que le verre me renvoyait n'était plus celui de l'orpheline terrifiée de la forêt des Laurentides. Mes traits s'étaient affinés. Mon regard avait acquis cette dureté minérale, polie par douze mois de règne absolu. La double porte de mon bureau s'ouvrit sans un bruit. Seul Silas avait cette accréditation. Il entra, son costume sombre contrastant avec la blancheur clinique de la pièce. Mon chef de la sécurité n'avait pas changé. Toujours cette carrure de char d'assaut, cette vigilance paranoïaque. Mais je savais que derrière son silence professionnel, une tension nouvelle s'était installée au fil des mois. Une tension qui portait un nom et qui pourrissait dans un sous-sol à Laval. Silas : Les invités commencent à s'impatienter dans le grand salon, Patronne, annonça-t-il, s'arrêtant à trois mètres de moi. Le Premier Ministre vient d'arriver. Il a annulé son vol pour Washington juste pour couper le ruban de l'inauguration avec vous. — Qu'il attende, répondis-je d'une voix neutre, sans me détourner de la vue nocturne. Un chien est toujours plus docile quand on le laisse fixer sa gamelle avant de le nourrir. S'il est là, c'est pour que je finance sa prochaine campagne de réélection, pas par courtoisie. Il croisa les mains dans son dos. Silas : Inspecteur Gagnon n'a pas répondu à l'invitation. Il a pris sa retraite anticipée le mois dernier. Son bureau a été vidé. — Je sais. Je lui ai fait livrer une caisse de scotch hors d'âge ce matin, avec une carte de remerciement pour ses "bons et loyaux services". Il a dû la briser contre un mur. C'est dommage, c'était un Macallan de trente ans. Je me détournai enfin de la fenêtre pour faire face à Silas. — L'écosystème est purgé, Silas. Il n'y a plus de menaces. Liam St-James est en exil fiscal à Dubaï. Le Cartel n'a plus jamais osé franchir la frontière. La ville est en paix. Silas : La ville, oui, répondit-il avec une lourdeur inhabituelle. Mais un écosystème n'aime pas le vide, Maïra. Quand on élimine tous les prédateurs de la forêt, on devient la seule cible qui reste. Je lui adressai un sourire glacial. Je savais exactement où il voulait en venir. — Tu parles de notre locataire. Silas serra légèrement la mâchoire. C'était la première fois en un an qu'il abordait le sujet aussi frontalement en dehors du protocole de sécurité. Silas : Ça fait trois cent soixante-cinq jours qu'il est enchaîné à un mur de béton, Patronne. Il ne voit pas la lumière du jour. Il est nourri, lavé, soigné. Mais son esprit ne s'atrophie pas. Quand je descends vérifier ses entraves, il ne crie plus. Il ne menace plus. Il... réfléchit. C'est un animal d'une intelligence toxique. Vous le gardez comme un trophée, mais chaque fois que vous descendez pour discuter avec lui, il étudie vos failles. — Il n'y a pas de failles, le coupai-je, le ton tranchant. Kaiden St-James est mort aux yeux du monde. Il est ma bibliothèque personnelle de la psychologie criminelle. Il a affûté mon esprit. Il m'a appris à penser comme un monstre pour que je n'aie plus jamais à en avoir peur. Je le contrôle. Totalement. Il baissa les yeux un quart de seconde, un signe de désaccord qu'il ravala immédiatement. Silas : Bien, Patronne. Le ruban vous attend. Je le dépassai, le parfum de mon jasmin flottant dans mon sillage. Nous prîmes l'ascenseur de verre privatif pour descendre au soixante-neuvième étage, entièrement privatisé pour le gala de charité. Dès que les portes s'ouvrirent, le flash des photographes m'éblouit. L'élite montréalaise se pressait sous les immenses lustres de cristal. Je jouai mon rôle à la perfection. Le sourire mesuré. La poignée de main ferme, mais délicate. Je me laissai photographier à côté du Premier Ministre, un homme grisonnant qui transpirait sous les projecteurs. Premier Ministre : Mademoiselle Leduc, murmura-t-il en se penchant vers moi pendant que les journalistes mitraillaient la scène. Votre nouveau projet de complexe résidentiel sur la Rive-Sud... Il empiète sur une zone écologique protégée. Mon ministre de l'Environnement va poser des problèmes. — Monsieur le Premier Ministre, murmurai-je en retour, gardant mon sourire éblouissant figé pour les caméras. Si votre ministre pose des problèmes, le journal de demain matin publiera les relevés bancaires de ses comptes aux îles Caïmans. Réglez ce détail avant vendredi, ou je choisirai moi-même votre prochain ministre. Le politicien blêmit sous les flashs. Il hocha la tête, vaincu. La méthode Kaiden, appliquée à la politique fédérale. Une efficacité redoutable. Je passai l'heure suivante à récolter les courbettes d'hommes deux fois plus âgés que moi. À vingt-et-un ans, j'étais la gravité autour de laquelle ils gravitaient tous. Vers vingt-deux heures trente, l'ennui commença à poindre. La victoire sans opposition manquait de saveur. Je fis un signe discret à Silas. — Je remonte à mon bureau. J'ai besoin de dix minutes de silence. Que personne ne me dérange. Silas : Bien, Maïra. Je verrouille le périmètre de l'ascenseur. Je remontai seule. Mon bureau était plongé dans la pénombre, éclairé seulement par la lumière de la ville. Je marchai vers mon fauteuil en cuir pour m'y laisser tomber, les talons douloureux. C'est là que je la vis. Au centre exact de mon bureau en chêne massif, parfaitement alignée avec le sous-main en cuir, reposait une petite boîte en velours noir. Mon sang se figea. Je n'avais pas laissé cette boîte ici. Et Silas ne laissait jamais de colis non vérifiés dans mon sanctuaire. L'accès à ce bureau nécessitait une carte magnétique de niveau 5, un scan rétinien et un code tournant. Seuls Silas et moi possédions cette accréditation. L'adrénaline, que je croyais avoir éteinte depuis un an, envahit brutalement mes veines. Je ne touchai pas la boîte. Je l'examinai de près. Aucune marque. Aucun fil. Je pris un stylo en argent et l'utilisai pour faire basculer délicatement le couvercle. À l'intérieur, posée sur un coussin de soie blanche, se trouvait une chevalière en or massif, gravée d'un "L" stylisé. La bague de mon père. Henri Leduc. Celle que j'avais glissée moi-même sur son doigt froid le jour de ses funérailles, avant que le cercueil ne soit scellé et enterré. Une nausée fulgurante me prit à la gorge. Quelqu'un avait profané sa tombe. Sous la bague, plié en quatre, se trouvait un vieux document jauni. Un acte de naissance certifié, datant de vingt-six ans. Je posai le stylo. Mes doigts tremblaient légèrement lorsque je dépliai le papier. L'encre était délavée, mais les mots frappaient comme des balles de plomb. Nom : Élara Vasseur. Mère : Isabelle Vasseur. Père : Henri Leduc. Le frère du vieux Vasseur, mon pire actionnaire. Mon père avait eu une enfant illégitime avec la sœur de son rival financier. Une enfant née cinq ans avant moi. Une enfant qui partageait mon sang, qui possédait donc une empreinte ADN suffisamment similaire pour tromper, peut-être, certains protocoles obsolètes, ou qui avait hérité des mêmes réseaux que le vieux Vasseur pour s'infiltrer ici. Une carte de visite noire, vierge de tout logo, accompagnait le document. Neuf mots y étaient écrits à la main, avec une calligraphie fine et tranchante : « La couronne est lourde, petite sœur. Laisse-moi t'aider. » Je reculai d'un pas, froissant l'acte de naissance dans ma poigne. L'écosystème n'était pas vide. L'ombre ne venait pas de la pègre, ni des cartels. Elle venait de mon propre sang. Une femme de vingt-six ans qui venait de v****r la sécurité de la forteresse la plus impénétrable du pays, juste pour me dire qu'elle existait. Je regardai mon reflet dans la vitre. L'impératrice intouchable venait d'être ciblée. Et pour affronter un fantôme qui partageait mon sang, l'armée de Silas ne suffirait peut-être pas. Je savais, avec une certitude glaçante, que je devrais redescendre dans les ténèbres. Je devrais aller demander conseil au Diable.

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