26 La façade de l’hôtel de police est à l’image de toutes les façades des hôtels de police français : grise et froide ; comme une prison. Le planton qui m’accueille est jeune et semble irrémédiablement perdu dans une paperasse on ne peut plus encombrante ; être si petit derrière un bureau sur lequel disparaît un téléphone qui n’arrête pas de sonner. — B’jour m’sieur ! Un instant s’il vous plaît. Et il décroche le téléphone, miraculeusement retrouvé sous cette marée de procédures. — Commissariat du neuvième, j’écoute… Je regarde les murs, sales, qui disparaissent eux aussi sous un affichage des plus massifs qui soient. Disparitions d’enfants, d’adultes… Plus loin, des portraits-robots ou de mauvais clichés des gangsters recherchés… De ce côté-ci, ceux qu’il vaut mieux ne jamais croi


