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1967 Mots

5 Léo Granetti se remit debout. Il s'approcha de moi et baissa la voix, même s'il savait qu'aucune oreille indiscrète ne venait traîner jusque devant la porte de sa cellule ; Fournil, par respect pour ma vie privée, y veillait farouchement. — Tu me fais confiance à ce point-là ? me demanda-t-il. — Oui ! lui répondis-je sans l’ombre d’une hésitation. — Alors, tope là ! Échanger nos tenues ne nous prit que quelques minutes. Léo était épaté de la ressemblance qui, comme je le lui avais dit, nous unissait depuis la taille de nos vêtements jusqu'à la pointure de nos souliers. Lorsque je posai ma casquette sur sa tête, l'ajustant parfaitement, je fus moi-même, je l’avoue, stupéfait de la ressemblance. Elle dépassait de très loin tout ce que j'avais pu imaginer. — Je… je vais croiser du m

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