C’est Byzance !Quelques jours de relâche se passèrent dans une paix à l’arrière-goût merveilleux de médicaments et dans un lit mou. Mais quelque chose clochait. Un truc sans doute anodin, qui ne le laissait pas en paix dans ce nouveau confort. La fatigue l’anesthésiait, il lui fallut deux jours d’essorage, d’énervement pour comprendre de quoi il s’agissait… Tous ses carnets, toutes ses notes et tous ses dessins restaient introuvables. Quelques cartes, des guides et un livre couvert de notes manquaient aussi. Il se leva péniblement, sortit dans la cour où se trouvait sa voiture comme s’il s’était agi d’une expédition, la retourna plusieurs fois, vida sacs et malles, renversa jusqu’à la boîte à outils. Rien. Un cauchemar. De retour dans son lit, Gilles, abattu, mesura l’importance de cette


