AndésinaGilles remonta doucement le Rhône, s’arrêta dans un gîte en plein milieu d’une garrigue où oppida, avens, grottes, vieux chemins et vieux murs lui permettaient d’imaginer d’un seul coup les mondes anciens qu’il sollicitait. C’est là qu’il commença enfin à dresser le plan de son film et à classer des centaines de papiers, reprenant indifféremment tout ce qu’il avait pu écrire comme réflexions, notes, remarques. Il se sentait rassuré par un environnement fixe, un peu comme à Istanbul, et ne toucha plus à son terrible véhicule pendant plusieurs jours. Il oublia les distances et les événements proches ou lointains qui avaient, depuis plusieurs mois, bousculé sa vision du monde. Plus tard, il reprit sa route lancinante, s’arrêta à Autun, Bibracte, Alésia. Il flânait, mais avançait sûre


