TunnelsDe nouvelles semaines avaient passé. Leurs échanges avaient repris des cours connus et parfois gravement quotidiens, mais ils s’étaient véritablement retrouvés, sans autre explication. L’appartement accueillait sa part de soleil, des amis repassaient le seuil, certains voisins se mirent même à leur sourire. Le printemps revenant lui aussi, les projets reprenaient de la sève. Le Gilles diurne travaillait dur et ramenait l’argent au compte-gouttes. Le Gilles nocturne écrivait encore pour la poubelle et retrouvait avec passion son amie qu’il ne laissait plus sortir souvent, et certainement pas sans lui. Puis un matin, Nina l’emmena se promener, comme s’il y avait eu prescription, autour de l’île de la Cité, une zone pleine de fantômes devenue presque dangereuse, symbole de leur vie a


