Rome mortelle et les sacerdoces de l’ombreLe vieux était donc seul, à mouiller un mégot jaune, quand Diogène aboya. Nina, accompagnée de Gilles, apparut au bout du quai. Ali fut à la fois surpris et heureux, mais aussi un peu intimidé de les voir approcher si décidés. La jeune fille était gaie et souriante, Gilles s’était équipé d’un gros cahier d’écolier, d’un bic et d’un appareil photo. On le voyait venir ! « Excuse-nous, Ali. On a pris du temps pour réfléchir… Mais nous voilà, déclara Nina. – Enfin ! Nous avons à faire ! – L’antiquaire que j’ai rencontré a été presque aussi précis que toi, coupa Gilles en sortant la broche. Troisième ou quatrième siècle, Palmyre. Il a regretté que la pierre soit brisée, mais il en donnait un fameux prix. La voilà, comme promis. – Je te la confie. On


