La salamandreSalvinus chercha, à la fin de sa lecture, un espace pour compléter son rapport. Les rouleaux étaient tous utilisés. Ne restait que le revers du parchemin acquis en Inde. Il le retourna donc et le déroula précautionneusement sur sa cuisse. Il trempa sa plume dans la fiole d’encre et s’appliqua à dessiner les lettres, malgré l’agitation intempestive de sa main endolorie et le manque de clarté, de manière aussi lisible que possible : « Monseigneur, je me trouve non loin de toi dans un puits. Tout semble perdu, mais j’espère encore que ce document te parvienne à temps. De bienveillantes divinités auraient pu me laisser te rejoindre, en moins de trois jours de marche. Mais il n’en a pas été décidé ainsi. » Les articulations blessées bloquaient sa main et il dut faire une longue pa


