Le facteur obscurAli ne sut rien de l’altercation. Malgré toute la véhémence de Gilles, elle avait pourtant emprunté une de ces feuilles volantes qu’il rangeait soigneusement dans des chemises en plastique, et la lui montra. Le vieil homme sembla désarçonné devant cette page couverte de sigles bizarres… Le peu de français qu’on y trouvait était presque illisible. Nina se rendit compte qu’il pouvait se sentir humilié, devant convenir qu’il ne parvenait peut-être même pas à lire… En effet, Ali restait hébété devant ce qu’il avait en main. Elle regretta déjà d’avoir provoqué cette situation. Il n’était qu’un pauvre vieux, domicilié dans un tunnel. Gilles avait eu raison : comment avait-elle pu croire qu’il serait d’une aide quelconque dans cette affaire ? Face à cette relique, Ali ne pouvait


