Regrets Dans une plaine étroite et peuplée, se trouve un lac où se reflètent les monts autant plissés que dénudés. Après une longue improvisation, à l’aide de son luth, un vieillard sur la fin de sa vie fait retentir son chant dans le pays des Afghans. Il résiste à l’approche de la mort. Sa lutte trouble les eaux et lui brouille la vue. Des mots lui viennent alors, ceux de Djalàl Al-Din Rùmi. Le Miséricordieux a caché la mer et montré l’écume Il a caché le vent et montré la poussière. Comment la poussière pourrait-elle s’élever d’elle-même ? Tu vois pourtant la poussière, et pas le vent. Comment l’écume pourrait-elle sans la mer se mouvoir ? Mais tu vois l’écume et pas la mer. *** Firat, le vieux soufi natif de Daskerah, en Iran, conduisait Alim et Reza vers une confrérie en pays


