VMahault et Gemma, en compagnie d’Auberte, descendirent en voiture le dimanche jusqu’au village pour assister à la messe, dans la petite église au clocher crénelé aperçue lors de leur arrivée à Brussols. Mme de Camparène appartenait à la confession anglicane et Joyce recevait les enseignements de cette religion, qui avait été aussi celle de sa mère. Dans l’antique sanctuaire, sombre, mal chauffé par un petit poêle, le banc de chêne armorié continuait de recevoir les seigneurs de Brussols, ou du moins leurs hôtes. Le curé, un grand vieillard de mine austère, venait d’arriver au bas de l’autel. Autour d’un harmonium tenu par une vieille petite dame coiffée d’un chapeau fané, quelques jeunes filles du village et des hameaux voisins exécutaient les chants liturgiques, tant bien que mal. Un pe


