VITrois semaines plus tard, une voiture conduite par Martin, le second chauffeur, emmenait Gemma vers Aix. M. de Rambertin, ainsi que l’avait dit M. de Camparène, se tenait à son entière disposition pour les recherches nécessaires à l’achèvement de l’ouvrage mis en train par le châtelain de Brussols. Elle fut accueillie avec affabilité par cet ancien officier d’abord un peu froid et d’une grande distinction. Sa fille, Delphine, laide mais gracieuse et d’esprit vif, amusant, plut aussitôt à Gemma. Ils habitaient tous deux un vieil hôtel légué par un oncle du commandant, ancien magistrat issu d’une longue lignée parlementaire. Gemma apprécia vivement le calme, la distinction de cette ville aux belles fontaines, le charme de cette campagne provençale que Mlle de Rambertin entreprit de lui fa


