De retour à la maison, mon père n'est pas là en même temps, il n'est pas tout à fait 16 h et il a prévu de rentrer tard. Je vais donc préparer un film et faire une soirée solo devant la télévision.
Je dîne tard, car prise dans mon film pour ensuite, allez me coucher sans attendre le retour de mon père qui est adulte.
Le lendemain matin, je me réveille au son de ma sonnerie, me lève et me prépare rapidement pour descendre voir mon père qui me manque déjà.
Je le vois à la même place que d'habitude, et quand il se rend compte de ma présence, il me sourit.
"Alors papa comment s'est passé ta soirée ? Vous avez vu quoi comme film ?"
"C'était une excellente soirée, et nous sommes allés voir un film romantique dramatique. Je ne me souviens vraiment pas du titre."
"Cool, moi, j'ai cours ce matin et cet après-midi, je suis libre donc je pense essayer de commencer à me trouver un job étudiant."
Pendant qu'on discute, je prends mon petit déjeuner, je ne pars jamais le ventre vide sinon je ne suis bonne à rien.
"Ah, ok, tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit je veux que tu me le dises. Je suis là pour toi, même si maintenant, je vois quelqu'un, tu restes et (seras) toujours ma petite fleur."
"Oui, je sais papa, c'est juste pour avoir un job et mettre un peu d'argent de côté pour plumard." Je lui fais un sourire chaleureux.
Soudainement, il pose son journal préalablement replié et je sens qu'il veut me dire un truc important alors je me stop dans mon repas, pour l'écouter.
"Delila, je souhaiterais te poser une question, prends ton temps pour répondre, je ne veux pas que tu te sentes mal avec mon idée. Mais sache que je n'ai parlé de ça à personne avant toi."
Là, j'avoue que je commence à paniquer, qu'est-ce que mon père veut dire ? Heureusement, je suis assise " Dit moi, je t'écoute."
Après avoir toussé pour éclaircir ça voir il me regarde nerveusement dans les yeux en jouent avec ses doigts " Alors voilà, je souhaiterais demander à Alice si elle et son fils peuvent venir vivre ici quelques jours, pour voir si on arrive à cohabiter nous quatre. Ma demande peut paraître étrange et peut-être inutile, car je ne lui ai rien dit, c'est peut-être un non et je me stresse pour rien. Quoi qu'il en soit, je souhaite connaître ton avis. Écoute-moi bien, si tu ne veux pas, je comprends et ne t'en voudrai pas."
Mon père est toujours gêné sa gestuelle est lisible même pour une personne n'ayant aucune notion des cours de communication. Je prends un instant pour avaler la demande et pour essayer de formuler une réponse avec une intonation correcte. Mon père a l'air si heureux que le blesser sera me faire mal.
"Papa, je suis un peu surprise, mais en y réfléchissant bien, je ne trouve pas l'idée mauvaise. Tu es enfin heureux depuis si longtemps comment pourrais-je refuser ton bonheur ? Et je serai heureuse de faire sa connaissance. Se serait donc parfait pour voir si on arrive à vivre comme une vraie famille." Le mot famille était peut-être de trop dans mon discours je ne veux pas qu'il pense que je souhaite à tout prix le caser avec quelqu'un ou autre chose.
Un souffle de soulagement se fait entendre, mon père retire alors son stresse visible et il rit, sans doute pour aider à décompresser. " Merci ma petite fleur. Je n'ai pas de mots pour te décrire comment je me sens fière de toi. Je peux juste te dire que je me sens comme un gamin. Car là mon stress est partie, mais mon deuxième combat va commencer. Il faut que je lui demande et j'espère qu'elle voudra bien."
Il baisse la tête pour réfléchir pendant que je finis mon déjeuner et d'un coup, il se lève, m'embrasse sur le front et me dit " J'y vais de ce pas lui demander, si tu as dû temps pourras-tu préparer la chambre d'ami à ton étage pour son fils ?"
Je vois le sourire mélanger à du stress sur le visage de mon père, je ressens alors le même stresse que lui.
"Bien sûr papa, je le ferai cette après-midi alors, il a quel âge sont fils ?"
"Le même âge que toi donc fait un truc neutre pas de déco, juste préparé le lit et acheté peut être un bureau pour ces études. Prend mon chéquier si tu veux ou je te transfère de l'argent... tiens-moi au courant."
Il sourit et commence à partir je lui lance un bon courage, et il me remercie juste avant d'entendre la porte se fermer.
Il est vraiment heureux, c'est si beau l'amour. J'espère qu'un jour j'aurai aussi ce visage qui transpire la joie et le bonheur mélangeait au stress de temps en temps.
La matinée passe lentement principalement à cause d'Adon, il a commencé à se moquer de moi quand je prenais la parole devant toute la classe pour me ridiculiser. J'avoue que la plupart du temps mes questions paraissent stupides quand j'entends Adon me l'expliquer avec une pointe d'ironie piquante. Vers la fin du cours, je n'osais plus poser de questions même si je ne comprenais pas. Je ne voulais pas passer pour une idiote à nouveau.
C'est encore que le début de l'année et il m'énerve déjà. Moi qui pensais avoir la paix cette année, que nenni.
Je passe le midi en compagnie de Maud et Steven qui ont l'aire de s'entendre à merveille et se programment des sorties en amoureux très souvent. J'ai l'habitude, mais je trouve que cette fois, elle a enfin l'air d'accrocher vraiment avec ce mec. Serais ce enfin son prince charmant ? Elle mérite quelqu'un de bien, Maud est une fille vivante et pleine de vie. C'est ma meilleure amie depuis longtemps et elle a toujours été là quand j'en avais besoin. Donc, je ne peux qu'espérer qu'elle a enfin trouvé son Roméo.
Je ne m'attarde pas avec eux, car je ne souhaite pas devenir le chandelier, et ils ont encore des cours. Je file donc effectuer ma mission en me dirigeant chez moi pour préparer la chambre de notre potentiel futur visiteur, peut être permanent.
Arrivé à la maison, je prends mon portable pour envoyer un message à mon père (Coucou papa, comment se passe ta mission du jour ? De mon côté je vais m'occuperai de la chambre d'amie, bis à ce soir.)
je patiente un peu, mais ne voyant aucune réponse arriver sur mon téléphone je fonce, dans notre dressing prendre des draps, housses, oreiller et couettes. Comme c'est un mec, j'hésite entre des couleurs bleues ou plutôt du noir. Après bien cinq minutes de réflexion intensive, j'opte pour le noir qui passe partout.
Je dépoussière le lit et le fait de la manière la plus parfaite que je n'ai jamais. Je fais de même pour le reste de la chambre, et nettoie le sol. Pendant que j'y suis, je passe un coup dans toute la maison. Je suis si fière de moi qu'ils pourraient même arriver tellement c'est propre.
Mon téléphone vibra et je décroche sans voir le nom "Allo"
"Delila, c'est papa, je ne pouvais pas attendre ce soir et les SMS ce n'est pas assez rapide. Elle a dit oui !"
Je sens son enthousiasme à des kilomètres, je suis si heureuse pour lui j'ai limité l'impression que c'est à moi qu'on a dit oui, comme une idiote. "Je suis trop contente papa, c'est super ! Quand viendront ils ?"
"Demain si tout se passe bien, il faut qu'elle en parle à son fils. Mais elle m'a dit qu'il était très important pour elle, elle veut qu'il accepte sinon elle refusera, ce que je comprends totalement. Mais j'espère qu'il sera aussi compréhensible que toi ma petite fleur."
Une pointe de tristesse ce fait sentir dans mon cœur, mon père est heureux et son bonheur peut s'effondrer comme un château de carte avec un petit souffle. Je ne connais pas son histoire, ni rien de cette femme et de son fils, mais tout au fond de moi je prie pour que mon père ne soit pas déçu.
"Ne t'en fais pas papa, tout ira bien. De mon côté je vais faire un peu de shopping et on sera prêt pour les accueillir chaleureusement. Si tu as des idées de truc qu'on doit prendre pouf les faire sentir comme chez eux n'hésite pas."
"Merci pour tout, tu es vraiment une bénédiction ma fille. Là, je ne vois rien à acheter de particulier pour leur arrivée, mais on se tient au courant et attends-moi pour manger, à ce soir."
"Ok à ce soir papa." On raccroche, et je me dirige vers le bus pour faire un tour en ville.