Chapitre 5 : Préparation

1146 Mots
Arrivée en ville, je me dirige vers une boutique de meuble pour avoir le bureau pour mon colocataire d'étage. Car dans notre maison, nous avons trois chambres. Une au rez-de-chaussée de chaussée qui est celle de mon père et potentiellement celle qu'il partagera avec Alice. C'est une chambre parentale qui comprend donc sa salle de bain ainsi que son propre dressing. A l'étage, nous avons donc ma chambre, une salle qui nous servait de bureau qu'on a aménagé en dressing il y a quelques années et une autre chambre avec un grand lit pour pouvoir accueillir des amis si besoin. Mais on ne l'utilise jamais, car quand j'invite Maud, on dort dans ma chambre. Ça va me faire bizarre d'avoir une autre personne utilisée la même salle de bain de l'étage qui jusqu'à présent n'était utilisé que par moi. Je trouve le bureau parfait pour la chambre, et interpelle un vendeur "Bonjour Monsieur" "Bonjour, je vous écoute." "Serait-il possible de me livrer ce bureau déjà monté chez moi avant demain soir ?" Le vendeur me sourit " Bien sûr, je peux le faire dans deux heures si cela vous convient ?" "Parfait, je veux également la chaise qui va avec, s'il vous plaît" "C'est noté !" Je remercie le vendeur. Un achat de résolu. Je retourne chez moi, car les autres petits achats, je pense les faire sur Internet. Car même s'ils ne parviennent pas dans la minute, ce ne sera que du plus. Je rentre prend l'ordinateur et me pose sur le canapé, il est actuellement 14h30 le vendeur devrait arriver vers 16h, j'ai donc plus d'une heure pour me décider sur mes autres achats à faire. Je choisis un lampadaire, une lampe de bureau avec quelques accessoires, je prends aussi un grand miroir à mettre au mur et quelques étagères. Je valide mon panier et je vois que les objets arriveront demain. C'est parfait, j'espère être là pour les réceptionner et les disposer avant leurs arrivés. On frappe alors à la porte et je file ouvrir, pour y découvrir le livreur du bureau. Après avoir indiqué où disposer le bureau et la chaise, ils repartent et je me dirige alors en cuisine. "Bon il est temps que je prépare le repas pour quand papa va rentrer" J'aime bien cuisiner, je ne le fais pas tout le temps, mais assez souvent pour arriver à me trouver forte sur certains plats. Au début, j'expérimentais les recettes trouvées sur le net, et j'ai fini pour les mettre à ma sauce pour ensuite faire selon mes goûts. Depuis que maman nous a quitté, je n'avais pas encore 10 ans, mon père a fait de son mieux pour me faire mes repas. Chaque jour, il essayait de garder les pieds sur terre, je n'étais qu'une enfant et je ne connais rien à l'amour, je n'ai jamais eu de petit copain. Mais j'ai vu comme mon père n'était plus que l'ombre de lui-même. Physiquement, il était là, mais à l'intérieur il était vide. Devant moi, il gardait la tête haute et souriait du mieux qu'il le peut. Son sourire était rempli de tristesse et le voir comme ça m'a fait grandir plus vite. Je voulais qu'il retrouve le vrai sourire, qu'il n'existe vraiment pas juste avoir un père robot qui fait son train-train habituel pour moi. Alors rapidement, je me suis intéressée à la cuisine, car la nourriture était un moment douloureuse pour lui, car c'était le domaine de maman. Je ne me souviens pas de tout, mais j'ai beaucoup de souvenirs d'elle dans la cuisine. Tout en faisant la cuisine, je me remémore des souvenirs de ma mère et je regarde souvent les petites bougies qu'elle avait placées sur la hotte. Ces bougies n'avais jamais bougé depuis tellement de temps que pour moi, c'était son âme, contenue dans les bougies. Et j'avais l'impression qu'elle était avec moi pendant que je cuisinais. J'ai préparé un Horloff avec de petites pommes de terre. Mon père sera content, il aime bien ce plat. Tout chauffe, je voir que l'heure avance, je dresse donc la table pour deux et c'est pile à ce moment-là que mon père rentre enfin. Je suis contente qu'il rentre si tôt ce n'est pas souvent. Il dépose son blouson et retire ses chaussures pour se diriger vers la salle à manger où je me trouve. "Oh, tu es adorable, tu nous as préparé un dîner." "Oui, papa, installe toi, j'arrive." Il obéit et en attendant mon retour, jette un coup d'œil à son écran de téléphone. Je nous sers copieusement et m'installe. Pendant qu'on mange je veux lui poser des questions " Papa, tu penses que si Alice se plaît ici elle pourra rester ?" Il a l'air un peu gèné, mais fini sa bouche pour me répondre "Je l'espère ma petite fleur, sincèrement. J'ai essayé de jouer franc jeu avec et rien lui cacher. De son côté aussi donc on va tout faire pour que ça marche." "Tu veux bien me parler un peu d'elle avant de la rencontrer, j'aimerais ne pas faire de boulette me parler un peu d'elle avant de la rencontrer j'aimerais ne pas faire de boulette et dire ou demander un truc indiscret sans le savoir." "Oui, bien sûr, je comprends. Alors elle vit seule avec son fils depuis quelques années. Elle s'est séparée de son ex-mari, car il était un coureur de jupons. Elle m'a expliqué lui avoir pardonné quatre ou cinq fois. À chaque fois, il disait ne plus recommencer, et puis il y a eu la fois de trop. Donc elle est un peu jalouse, mais elle essaye de faire confiance. On a beaucoup travaillé en ce sens. Elle sait que tout le monde n'est pas pareil, mais après cette expérience ce n'est pas facile." Il reprit une bouchée et l'avala avant de continuer "Elle m'a expliqué que les premières fois son fils était encore jeune donc elle ne voulait pas lui faire vivre le divorce de ses parents. Puis avec le temps elle a réfléchi autrement en se disant qu'elle ne voulait pas que son fils fasse vivre les mêmes choses à une autre fille. Que l'exemple de son père n'était pas approprié. C'est sans doute un des déclenchements qui lui a donné la force d'aller au bout des choses." Il me regarde alors et je lis de la tristesse et de la compassion sur son visage "Elle aime beaucoup son fils car elle n'a jamais été appréciée de la famille de son ex-mari et que sa propre famille était contre le fais qu'elle épouse cet homme donc ils l'ont abandonnée. Autant te dire qu'elle a donc toujours passé énormément de temps avec son fils. Il est son pilier comme toi, le mien." "Oh, je vois, Alice n'a pas eu une vie facile. J'espère qu'on pourra être sa famille." "Tu es adorable Delila, merci et moi aussi, je l'espère."
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER