IILe lendemain était la dernière journée que les Seminkhof passaient à Velaïna. Pas un instant, pendant ces huit jours, le prince n’avait changé d’attitude à l’égard de la comtesse et de sa fille. Quant à la princesse Alexandrine, enchantée de n’avoir plus rien à ménager, puisque son petits-fils mettait ostensiblement à l’écart la jolie Myrrha, elle témoignait aux deux femmes la plus grande froideur. En bons courtisans, les hôtes de Velaïna prenaient le même ton – les femmes surtout, ravies de voir ces étrangères très séduisantes dans une complète défaveur. Quant aux hommes, quelques-uns faisaient une cour assidue à Mlle Nadopoulo ; mais elle y restait complètement indifférente, n’ayant dans l’esprit qu’une pensée, un tourment qui, chaque jour, devenait plus aigu. Cet après-midi-là, vers


