Chapitre 16

1084 Mots
Cela fait cinq jours que je suis au chevet de Rachid, tout le monde était contre le fait que je reste près de lui pour veiller à son état, mais Ma Leïla leur a prévenu qu’elle ne pouvait rester ici avec le roi pour lui administrer les soins qu’il fallait pour neutraliser le poison alors que moi si. Omar était resté silencieux un bon moment avant de me faire une menace voilée. Que si l’état du roi s’empire, je serais tenue responsable. Depuis, je ne suis pas sortie de la chambre, si ce n’est pour aller me doucher. Les toubibs et Ma Leïla passent tous les jours pour s’enquérir de son état et heureusement depuis hier, il a pris un peu de couleurs par rapport à ces derniers jours. Je suis couchée sur le sol lorsque je crois entendre du bruit, j’ouvre les yeux et me rends compte qu’il fait encore nuit, seule une petite lumière émane d’un feu de bois. Quelqu’un (toussant) : oh… oh La voix semble faible, mais quand je me rends compte que nous ne devons être que deux ici, je sursaute, approche la lampe à pétrole pour voir ses yeux gris qui me fxent étrangement. Moi : Rachid ! J’ai même chuchoté son nom tellement je suis surprise de le voir enfn réveillé. Il tousse encore un peu, je me rends compte qu’il doit avoir la bouche sèche. Je prends de l’eau avant de m’asseoir près de lui. Je n’arrive pas à croire qu’il se soit réveillé. Moi : doucement. Je lui fais boire en petite quantité alors que sa tête repose sur mes cuisses. Il fnit par étancher sa soif et je l’aide à reposer sa tête. Moi : tu as besoin d’autres choses ? Rachid : j’ai faim. Oh oui, cela fait déjà des jours qu’il a presque l’estomac vide, si ce n’est les bouillies qu’on lui insurgeait à l’aide des toubibs. Heureusement que je n’ai pas mangé la soupe de viande que l’on m’avait servie la nuit dernière. Je cherche la marmite avant de m’approcher du petit feu de cendres afn de le réchaufer un peu. Moi : attention, c’est encore chaud. Il ne me regarde même pas en prenant le bol à l’aide de ses doigts. Je pense me tromper mais je pourrais jurer qu’il ne s’attendait pas à ce que ça soit moi qui sois là à son réveil. Je ne sais même pas si le poison a totalement disparu de son corps mais il semble aller bien. Moi : tu veux que j’appelle quelqu’un ? Il repose la tête avant de se recoucher en fermant les yeux. J’ai même peur que son état empire. Je m’approche doucement en essayant de poser ma main sur son front. Alors que j’allais presque y arriver, sa voix grave me fait sursauter. Rachid : ne me touche pas. Son ton est tellement incandescent que je recule de deux pas avant de me stopper. Rachid : et j’espère ne pas te revoir là à mon réveil. J’ouvre grandement la bouche choquée, il veut me chasser d’ici ? Il sait combien de nuit j’ai passé à veiller sur son état, combien de fois j’ai nettoyé sa blessure pour ne pas qu’elle s’infecte et lui me dit quoi ? Avant le lever du soleil voilà qu’Omar arrive et je décide de sortir en lui annonçant que le roi s’était réveillé dans la nuit. Il semble surpris mais surtout heureux de savoir que le roi avait ouvert les yeux. Omar : il a dit quelque chose ? Moi : pas vraiment. Je soupire avant de sortir de ces appartements avec la gorge nouée. Qu’est-ce qui m’arrive ? Suis-je tombée amoureuse de Rachid ? ******DES JOURS APRÈS***** ******MYRIAM***** C’est à travers les arbres que je le regarde discuter avec cette jeune flle de mon âge, il incarne la personnalité, la royauté à merveilles et cette flle même si elle semble timide, sourit parfois quand Rachid a le regard tourné vers l’horizon. J’ai envie de commettre un meurtre, de quelle droit se permet-il de se conduire ainsi juste assez près pour que je sois au courant ? Cherche t'il à se venger de moi ? Ou veut-il me montrer qu’il ne va pas perdre de temps pour reconstruire sa vie ? Ils s’arrêtent, Rachid s’approche de la flle et ses mains qui étaient autrefois derrière son dos, se trouvent maintenant à chercher le regard de cette dernière. Ce contact me donne de la rage et sans même mesurer les conséquences, je sors de ma cachette pour me diriger vers eux avec l’intention de lui donner une bonne raclée. Rachid : merci pour tout. Avant même que la flle ne pense à répondre, je lui saisit la poignée pour la contourner. Moi (regardant Rachid) : qu’est-ce que tu fais ici seul avec une jeune flle ? Il me regarde, genre perplexe puis plisse les paupières comme il avait l’habitude de le faire avant. Rachid (silence) :… Je me retourne vers la flle qui me regarde estomaqué. Moi (avec le signe de la main) : bas du laisse Elle plisse les paupières si comme elle était perdue en regardant tout juste derrière moi, sûrement pour chercher de l’aide vers sa majesté, mais c’est juste le néant qui lui répond. Moi (avec un sourire narquois) : si tu veux garder ton si beau visage intact, passe ton chemin. Elle (l’air choqué) : mais… Moi : va t’en Elle tressaillit avant de prendre du recul et quand elle voit que Rachid ne fait rien, elle tourne les talons en s’éloignant les mains devant les yeux. Je soupire et me tourne afn vers Rachid, que je ne retrouve plus en face de moi. Moi : tu vas me le payer Rachid.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER