Chapitre 19

953 Mots
*******MYRIAM******* Omar : je suis désolé, vous ne pouvez pas le voir. Moi : mais j’ai juste besoin de cinq minutes. Omar : ce sont les ordres reçus, je suis vraiment navré. Omar et quelques gardes m'avaient escortée jusqu’ici en quittant chez Ma Leïla. Quand il était parti sans m’écouter, j’avais décidé de ne pas suivre ses ordres donnés, mais Ma Leïla m’avait conseillé que c’était la meilleure chose à faire jusqu’à ce que la population se calme et donc je les avais suivis. Peinée de cette situation, je me demande quand j’aurais enfn la paix dans ma vie. Voilà une semaine que je suis ici et certes on s’occupe de moi comme d’une reine, mais tous ces jours je n’arrive pas à bien fermer l’œil, je fais des rêves bizarres et terrifants et à chaque fois, je vois Rachid inerte baignant dans son sang. Je me réveille toujours au milieu de la nuit avec le cœur qui tressaute et le corps dégoulinant de sueur. Je veux parler à Rachid parce que j’ai un mauvais pressentiment le concernant, mais il refuse de me voir, je n’ai aucun accès à ses appartements. J’ai essayé de me faufler plusieurs fois pour lui cracher ce que j’avais dans le cœur mais à chaque fois, je me faisais prendre. LE LENDEMAIN La servante : c’est risqué votre altesse. Moi : t’inquiète pas personne n’en saura rien et même si ça venait à se savoir, je dirais que je t’ai menacée. Elle : mais… Moi (m’impatientant) : passe moi vite ta tenue avant qu’ils ne viennent te chercher. Elle me regarde avec la peur aux yeux, je la comprends parce que je vais prendre un tel risque que, si on se fait attraper avant de réussir, on risque de se retrouver dans un sale pétrin mais la cause en vaut la peine. Elle détache enfn son pagne et me le passe, j’échange avec elle et passe le tissu sur mes reins. Je ne me suis jamais posée la question du pourquoi leur tenue était aussi courte. Puis bref elle me passe l’attache des seins en m’aidant à bien le nouer. La question va être pourquoi je porterai un voile, parce que je dois impérativement cacher mon visage. Je cherche un voile fn dans les afaires qu’ils m’ont amenées avant d’y trouver le bon. Et à cet instant même, on entend toquer sur la porte. : Rafna sort, nous devons y aller. Je lui fais signe de répondre à son interlocuteur Rafna : donne une minute Dial, je sors. Je secoue positivement la tête et accroche bien le voile sur mon visage avant de me diriger vers la porte. Je prie de ne pas me faire surprendre parce que je ne sais pas ce que je risquerais cette fois. Et dès que je sors, voilà la fameuse Dial qui me regarde bizarrement. Dial (choquée) : wah pourquoi tu te caches le visage ? J’accroche le voile sur ma bouche en secouant la tête. Dial (secouant la tête) : je pense que tu es devenue folle. On arrive vite devant les appartements du roi et quand je pense enfn avoir réussi à passer, voilà qu’un des gardes m’arrêtent. Le garde : eh enlève ton voile. Mon cœur tressaute, je me demande ce que je dois faire à l’instant mais contre toute attente, Dial prend ma défense. Dial : eh tu es fou ou quoi, c’est le roi qui lui a demandé de se voiler. À travers mes yeux, je vois les deux gardes qui se regardent perplexes avant de nous laisser passer. Je soupire doucement en traversant le couloir, je me demande comment j’aurais pu m’en sortir sans Dial. Dial : je ne sais pas ce qui te prend de te cacher le visage, mais tu verras devant le roi. J’avale dificilement ma salive, c’est vrai que je n’ai pas posé le pour et le contre pour cette folie mais je suis prête à assumer. Dial frappe deux fois sur le porte en nous annonçant avant que l’on entende sa voix grave nous répondre. Je remets enfn les pieds dans cette grande salle de bains, je tourne la tête à gauche en pénétrant à l’intérieur et voit cette porte qui sépare la chambre de la salle de bain. La porte s’ouvre et je détourne la tête, Rachid pénètre l’espace, je sens son aura qui se dégage et englobe la sphère. Je me retiens pour ne pas tourner le regard vers lui. Je reste stoïque en regardant mes pieds, enfn ici mes pieds tremblent d’un coup à cause de la peur. Rachid : c’est quoi ce voile ? Je tressaillis, je suis dans la m***e, mon Dieu ! J’ai l’intention de prendre mes jambes à mon cou, mais je pense que c’est trop tard. Encore une fois c’est Dial qui répond à ma place. Dial : désolée votre majesté, mais Rafna a un mal de dent. Rachid : hum... Je le sens se matérialiser jusqu’à près de moi, j’ai l’impression qu’il fouille chaque cellule de mon corps tellement son contact est proche. Rachid : laissez nous.
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