Chapitre 18

1366 Mots
PLUS TARD Je me réveille dans un espace que je ne connais que trop bien. Rachid : c’est vrai ce qu’il a dit ? Toubib : mon roi, elle est enceinte. Rachid balance l’étai qui s’écrase contre le mur. Rachid (criant) : sortez tous. Il se rapproche de moi, me fxe avant que je ne baisse le regard . Rachid : il dit vrai ? Je détourne la tête anxieuse, j’ai les membres tout tremblante en sentant les échos de la voix dur de Rachid. Rachid (me secouant) : réponds moi Moi (essayant de le calmer) : laisse moi t’expliquer… Rachid (furieux) : c’est son enfant que tu portes oui ou non ? Moi (pleurant) : je ne sais pas. Un silence lourd me répond, je lève la tête et le voit les yeux fermés. Il inspire longuement et je pleure de plus belle. Suis-je enceinte de Zahir ? Qu’est-ce qu’il s’est passé cette nuit ? Moi (renifant) : Ja… Rachid : la ferme ! Il sort comme il était venu avant que Ma Leïla ne passe la porte. Moi (me lamentant) : qu’est-ce que j’ai fait pour mériter tout ça ? Ma Leïla : calme toi Myriam. Moi (pleurant de plus belle) : suis maudite… juste maudite. ******* Tout le royaume ne parle plus que de moi, les gens me pointent du doigt dès que je pose le pied dehors. Cinq jours depuis ce qu’il s’est passé et j’ai l’impression de ne plus avoir de vie. Je baisse la tête quand je sors et je passe mes journées en pleurs. Là maintenant je dois aller à la forêt chercher des feuilles de basilic pour Ma Leïla. Je fnis de poser le tout quand du bruit se fait entendre dehors Moi (soupirant) : que se passe-t-il encore ? Je sors et voit plusieurs personnes huer face à Ma Leïla qui essaye de leur parler. Zamina me tire à l’intérieur quand je veux m’approcher. Zamina (toute tremblante) : tu dois partir d’ici. Moi (haussant les sourcils) : pourquoi ? Zamina : les gens sont ici pour te chasser. J’ouvre grandement la bouche choquée, me chasser d’ici pourquoi ? Au lieu de rester à écouter ce qu’elle me raconte, je décide de sortir et de les confronter pour savoir pourquoi ils ne veulent plus me voir dans le royaume. certes je mérites tous les châtiment imaginables mais ce qui se passe ne leur concerne nullement. *******Rachid******** Omar : quelle est votre décision mon roi ? Je longe le couloir, les mains derrière le dos avec la tête bien pleine. Une décision doit être prise sans attendre, la sanction des délits de mon frère et l’adultère de ma femme, mon ex femme… je rumine plus que d’habitude seulement quelque chose n’est pas clair dans ma tête. Omar : je comprends que cela soit dificile, mais il faut réagir au plus vite parce que tout le royaume vous écoute. Moi : et si c’est mon enfant ? Un long silence me répond, je m’arrête, tourne le regard vers Omar qui me fxe stoïque. Omar : euh… Moi (plissant les paupières): je ne peux pas réfuter cette possibilité que l’enfant qu’elle porte soit le mien. Omar : ça complique les choses… Il allait poursuivre mais l’arrivée d’un des gardes l’en empêche. Le garde : désolé de vous interrompre mon roi , mais on a noté des turbulences. Moi : comment ça ? Le garde : une foule enragée, s’est vue se diriger vers la maison de la guérisseuse. Moi : Myriam… Je regarde vite Omar et il comprend ce que je veux lui dire. Je n’attends pas pour me diriger dehors pour m’enquérir de la situation, j’espère ne pas arriver trop tard. ******MYRIAM******** La foule (huant) : dévergondée, femme sans vergogne ! Les insultes fusent de partout. Si la foule n’a toujours pas accès sur ma personne, c’est parce que Ma Leïla les menace de jeter un sort au premier qui me portera main. Je refoule les larmes qui menacent de jaillir d’un moment à l’autre, mais ça fait mal de lire leur colère sur leur visage. Ils m’en veulent, pour eux j’ai détruit la confance de leur roi, donc je mérite la mort. Je pense que le mieux serait de m’éloigner d’ici, de partir même si je ne sais pas où surtout avec cette grossesse. : tu as trahi notre roi, tu mérites la lapidation. La foule : oui, la lapidation. Mon cœur palpite et je cours presque pour retourner à l’intérieur mais contre toute attente, je cogne sur quelque chose de dur avant d’y arriver. Des bras m’encerclent avant que je me retourne. J’ai les yeux fermés, mais sens ce parfum auquel il y’a un moment je m’étais habitué. J’ouvre lentement les yeux avant de lever la tête et nos regards se rencontrent. Moi : Rachid ! La foule se tait d’un coup, plus aucun bruit ni paroles ne se font entendre, juste un silence lourd de conséquences. Alors que j’allais refermer mes bras sur lui, Rachid me repousse avant de me pousser derrière lui. Rachid : qui veut commencer la lapidation ? Personne ne répond, les gens se regardent entre eux, sûrement choqués de le voir ici. Rachid : c’est moi qui gouverne ce royaume et vous vous mettez à exécuter des jugements sans mon autorisation ? Encore le silence. Rachid : qui a initié cela ? Personne ne lui répond. Rachid (avec un ton menaçant) : je veux avoir un nom sinon vous serez tous punis pour cet acte. La foule est ébahie, c’est normal puisqu’ils étaient venus pour laver leur honneur et voilà que ça semble se retourner contre eux. Rachid : Myriam est votre semblable, vous lui devez du respect. Euh quoi ? Rachid (les indexant) : je vais laisser passer cette fois ci, mais si une telle chose se reproduit, vous répondrez des conséquences, dispersez vous maintenant! Les gens ne se font pas prier pour retourner d’où ils étaient venus. Mes larmes coulent intensément, j’avais tellement peur qu’ils en fnissent avec ma vie et voilà que Rachid est venu à mon secours. Ma Leïla : merci à vous mon roi d’être venu à notre secours. Rachid : y a pas de quoi. Moi : je te remerc… Rachid (à Omar) : conduit là au palais dans les appartements de l’ancien roi. Han Moi (me justifant) : je vais… Il n’écoute même pas ce qui s’en suit avant de remonter sur son selle et de rebrousser chemin. Je vois qu’il ne démord toujours pas, il m’en veut et c’est compréhensible quand je pense que cet enfant peut être le fruit d’un viol. Depuis que ma grossesse est confrmée, j’essaie de ne pas y penser, c’est dure d’être enceinte et de ne pas savoir qui est le père. Et surtout entre deux frères. Zahir est toujours en prison et c’est le seul qui pourrait me dire ce qu’il s’est passé cette nuit là, mais je sais que même si je le confronte, il ne va rien me dire donc je vais mourir avec ce doute sur la conscience, si ce n’est que l’enfant qui naîtra prenne les traits de son vrai père. Parce que, alors que Rachid est de teint clair, Zahir est plus ou moins foncé.
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