DEUXIÈME PARTIE - La succession Minoret-9

2043 Mots

– Vous avez bientôt vingt-huit ans, mon cher, lui dit-il, et je ne vous vois pas encore sur le chemin de la fortune. Je vous veux du bien, car enfin vous avez été le camarade de mon fils. Écoutez-moi ? Si vous décidez la petite Mirouët, qui d’ailleurs possède quarante mille francs, à devenir votre femme, aussi vrai que je m’appelle Minoret, je vous donnerai les moyens d’acheter une charge de notaire à Orléans. – Non, dit Goupil, je ne serais pas assez en vue ; mais à Montargis… – Non, reprit Minoret, mais à Sens… – Va pour Sens ! reprit le hideux premier clerc. Il y a un archevêque, je ne hais pas un pays de dévotion : avec un peu d’hypocrisie on y fait mieux son chemin. D’ailleurs la petite est dévote, elle y réussira. – Il est bien entendu, reprit Minoret, que je ne donne les cent mi

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