V-2

2030 Mots

– Depuis lors, j’ai une très vive sympathie pour les ânes. C’est même chez moi une affection spéciale. Je me mis à m’enquérir à leur sujet, car jusque-là je ne savais rien d’eux. Je me convainquis rapidement que c’étaient des animaux très utiles, laborieux, robustes, patients, peu coûteux et endurants. À travers cet animal ma sympathie alla à la Suisse tout entière, en sorte que ma mélancolie se dissipa complètement. – Tout cela est fort curieux, mais laissons-là cet âne et passons à un autre sujet. Qu’as-tu à rire sans cesse, Aglaé ? et toi, Adélaïde ? Le prince a parlé de l’âne d’une façon charmante. Il l’a vu, cet âne ; et toi, qu’est-ce que tu as vu ? Tu n’es pas allée à l’étranger ! – Mais maman, j’ai vu un âne, dit Adélaïde. – Et moi j’en ai entendu un, ajouta Aglaé. Les trois je

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