I C’était au temps où Monaco était décrit comme il suit par Jean Reynaud, le poète philosophe, le Platon contemporain, quelque peu oublié aujourd’hui, mais dont quelques pages vivront cependant, sauvées par la magie du style : « Qu’on s’imagine trois étroites ruelles courant depuis la place jusqu’à l’une des extrémités du plateau ; à l’est, un chemin de ronde ; à l’ouest, une terrasse accidentée agréablement plantée de cyprès, de pins, et d’une multitude d’aloès, de cactus et autres plantes qui donnent au paysage un air absolument africain ; de distance en distance, des plates-formes saillantes pour l’artillerie et des guérites en poivrières pittoresquement pendues sur l’abîme : vous avez une idée de Monaco. » L’antique cité, dont Denis d’Halicarnasse n’hésite pas à attribuer la fondation


