III

378 Mots

III Quand, dix minutes après peut-être, Mlle Olive Payadou entra dans le magasin de Mme Calestroupat, elle avait l’air un peu gêné. – Que vous faut-il, mademoiselle ? lui demanda gracieusement la commerçante. Mlle Olive Payadou rougit jusqu’au bout de ses jolies petites oreilles et c’est d’une voix presque mourante qu’elle répondit : – Un pantalon. Mme Calestroupat, par un mouvement de cruauté inconscient, la força à répéter : – Un pantalon. C’est que dans notre pays toulousain, le premier du monde d’ailleurs, les fillettes de la classe dite moyenne par les réactionnaires polis, n’ont pas coutume de se servir de cette parure discrète. Clémentes au vent d’autan qui aime fort aller folâter sous les jupes des demoiselles, elles livrent aux rudes baisers de ce fripon les nudités ambrées

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