III Ce Roger était-il vraiment supérieur à Pesquidoux ? Non. Mais il avait plus de dehors. Il avait surtout plus d’argent. Or, dans la vie pure des champs, les femmes trompent plus souvent leur mari par cupidité que par amour et bien plutôt pour avoir en secret un bijou ou un chiffon que pour goûter les immortelles délices de la passion partagée. Si j’ai insisté sur ce que Roger était le premier amant d’Étiennette, c’est pour qu’on n’attribue pas le génie dont elle fera preuve tout à l’heure à une grande habitude des roueries féminines. Donc elle avait été sensible aux babioles que Roger lui avait débitées et aussi aux fanfreluches qu’il lui avait achetées. N’en voulez pas, répétai-je, à Étiennette de ce qu’elle aimait les présents. Ce fut de tout temps ainsi et vous n’avez qu’à ouvrir le


