II

348 Mots

II Le lendemain, je flânais à quatre heures devant le café Albrighi qui, tous les géographes sérieux le savent, domine le carrefour des allées Lafayette. C’est devant ce Tortoni toulousain que viennent défiler les petites dames, celle-ci à pied, trottant comme des perdreaux sous l’œil louche d’une bonne, – celles-là conduisant elles-mêmes, du bout de leurs doigts gantés, des chevaux tarbes, vifs comme le vent, attelés à d’élégants paniers. Celle dont le : Sésame, ouvre-toi ! avait été une salade de homard, passa parmi ces triomphantes et elle eut pour moi un petit salut de la main qui voulait clairement dire : à ce soir, le second acte ! Ma foi, la vie me semblait bonne, dans ce tiède rayon de soleil d’automne, à cette heure charmante du jour, ayant devant moi mon verre à demi rempli, le

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