I – Que voulez-vous, mon cher Landrimol ! Les avis ne vous ont pas manqué, j’imagine, au moment de votre mariage, sans compter le mien dont vous n’avez tenu aucun compte. Tous nous vous avons dit, avec l’affection que mérite votre personne et l’intérêt que votre situation dans le monde comporte, qu’on n’épouse pas à cinquante ans une femme de vingt… – Mais, docteur, j’étais si bien conservé. – Vous l’êtes encore aujourd’hui, quoi que vous disiez, Landrimol, et quoiqu’il y a déjà dix ans de cela et que vous frisiez la soixantaine. – Il me semble que vous allez vite ! – Je règle mon pas sur le calendrier. Vous n’avez plus vingt ans, mon gaillard, ou plutôt vous les avez trois fois, ce qui vaut moins qu’une. Vous avez donc absolument tort de vous plaindre, et si votre confession est sinc


