II À travers les obliques jours de sa persienne, Mme Landrimol avait guetté son départ. Enfoncé dans une encoignure de porte, au tournant de la rue, le jeune conseiller Bergace avait constaté la fugue du greffier. Cinq minutes après, il attendait Césarine dans le petit salon, lieu ordinaire de leur causerie. Tenez-vous beaucoup au portrait de Bergace ? Un gaillard à favoris corrects, à tenue sévère, un peu maigre, de cette maigreur qu’on prise dans les coqs jusqu’au jour de la broche. Un vaillant au déduit, comme disaient nos pères. En voilà bien assez, n’est-ce pas ? Je m’étendrais plus volontiers – figure de rhétorique, mes enfants – sur Césarine. Ah ! la belle créature appétissante, bébête, glorieuse de santé et de douce ineptie que c’était ! Vous lui auriez peut-être désiré le génie d


