I

476 Mots

I – Et moi, je vous dis, madame Calestroupat, que je veux une enseigne qui, non seulement arrête l’œil du client mais intrigue son esprit. – Tenez, vous êtes fou, Tancrède. Votre père a fait fortune dans ce magasin sans risquer tant de dépense. Un simple bonnet de coton en bois peint se balançait devant sa porte et c’était tout ce qu’il fallait pour indiquer la nature de notre commerce ; ça voulait dire clairement : je vends des coiffures de nuit pour les hommes et des pantalons de jour pour les dames. Ça lui avait coûté huit francs. – Mon père était de son temps et je suis du mien, madame Calestroupat. Sous les tyrannies qui ont longtemps opprimé l’humanité, on vendait comme on pouvait, le commerce étant méprisé par la noblesse. À cette époque de parias, on n’avait pas besoin de coquet

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